Nouvelle-Zélande : jusqu’à 16,3 millions de dollars détournés par les opérateurs de machines à sous

Nouvelle-Zélande : jusqu'à 16,3 millions de dollars détournés par les opérateurs de machines à sous
Mis à jour : 13 septembre 2026

Manquements généralisés identifiés par le régulateur

Le Department of Internal Affairs (DIA) de la Nouvelle-Zélande a révélé, le 11 septembre, l’existence d’échecs comptables généralisés au sein des pokie trusts, les opérateurs de jeux de classe 4 dans le pays. Selon le régulateur, jusqu’à 28 millions de dollars néo-zélandais (environ 16,3 millions de dollars) destinés aux subventions communautaires ont été utilisés à d’autres fins. Cette somme couvre une période d’environ dix ans.

En Nouvelle-Zélande, ces organisations exploitent des machines à sous dans les pubs et les clubs. Elles ont l’obligation légale de distribuer une partie des produits du jeu à des groupes communautaires. L’enquête du DIA a déterminé que l’argent initialement affecté à ces subventions a été détourné pour couvrir les frais de fonctionnement des trusts, incluant l’achat de nouvelles machines de jeu.

Un tiers des opérateurs a pratiqué une comptabilité créative

Sur les 32 pokie trusts actifs dans le pays, environ trois quarts ont été jugés non conformes dans une certaine mesure par le régulateur. Vicki Scott, directrice du jeu au DIA, a précisé qu’environ un tiers de ces organisations avaient pratiqué une comptabilité créative délibérée.

« Beaucoup ont essentiellement priorisé leur propre croissance et leur avantage concurrentiel par rapport aux intérêts de la communauté », a déclaré Vicki Scott.

Ces manquements touchent un secteur générant plus d’un milliard de dollars néo-zélandais (environ 581 millions de dollars) de revenus annuels, selon les données du DIA. La régulation des fonds issus de ces machines est donc un enjeu majeur de conformité pour l’industrie locale.

Retour des fonds et suspension de licence

Le régulateur a obtenu des engagements de la part des opérateurs pour retourner un montant supplémentaire de 11,5 millions de dollars néo-zélandais (environ 6,7 millions de dollars) via des subventions communautaires. Le DIA espère récupérer un total d’environ 20 millions de dollars néo-zélandais (environ 11,6 millions de dollars) au terme de ses actions. Des plans de remboursement ont été convenus avec certains trusts, bien que l’enquête reste en cours et que d’autres fonds puissent encore être identifiés.

Le cas de One Foundation a retenu l’attention du régulateur. Des échecs comptables concernant les produits du jeu y ont été identifiés. De plus, l’opérateur n’a pas rendu la licence de son établissement lorsque la loi l’exigeait. En conséquence, la licence d’opérateur de One Foundation a été suspendue pendant six jours.

Réactions du secteur et nouvelles directives

Face à ces révélations, le secteur a réagi en soulignant le contexte réglementaire. Martin Cheer, PDG de Pub Charity, a indiqué que les erreurs et le manque de directives réglementaires claires avaient pu contribuer aux problèmes rencontrés par certains opérateurs. Il a toutefois reconnu que les trusts restaient pleinement responsables du respect des règles en vigueur.

Peter Dengate Thrush, président de la Gaming Machine Association, a contextualisé le montant détourné en précisant que les 28 millions de dollars couvraient environ dix ans. Il a affirmé que ce montant représentait une proportion relativement faible des distributions totales effectuées par le secteur. Malgré cette mise en perspective, il a déclaré que les opérateurs ayant délibérément manipulé leurs comptes devaient faire face à des conséquences.

En réponse à ces manquements, le DIA a publié de nouvelles directives financières pour le secteur de la classe 4. Ces documents fournissent des exemples pratiques des obligations comptables des opérateurs, visant à clarifier les exigences légales et à prévenir de futurs détournements de fonds destinés à la communauté.

Pourquoi c’est important

Cette affaire illustre les risques de non-conformité comptable pour les opérateurs de machines à sous régulés. Le public francophone s'intéressant aux mécanismes de licences et aux régulateurs y voit un exemple concret d'application stricte des règles par un organisme public. La suspension de licence et la récupération de fonds montrent les conséquences directes d'une gestion irrégulière des produits du jeu, sans incitation à la pratique, mais en soulignant l'importance de la transparence financière dans le secteur du jeu.

Jerome K

Fondateur et rédacteur en chef de CasinoSansDepots.com, Jérôme Kalapaglos est un expert reconnu des casinos en ligne et des bonus sans dépôt depuis plus de 10 ans. Ancien journaliste gaming, il a couvert les plus grandes conférences du secteur iGaming — ICE London, SiGMA, G2E Las Vegas — avant de créer ce guide indépendant dédié aux joueurs francophones. Spécialiste des offres de casino sans dépôt, des machines à sous et de la réglementation ANJ, Jérôme teste chaque plateforme en conditions réelles avant toute recommandation.

🏆 Casino du Mois Septembre

666 Gambit Casino

★★★☆☆ 3.8/5

15 EUR Sans Dépôt + 10% Bitcoin

✓ Bonus vérifié · ✓ Inscription rapide · ✓ Retraits prioritaires

🏆 Casino du Mois Disco Win Casino 15€ Gratuit sans dépôt
Mon Bonus →