Le 15 septembre 2025, Ainsworth Game Technology, fabricant de machines de jeux, a encouragé ses actionnaires à accepter la dernière offre de rachat formulée par Novomatic. Cette offre a été qualifiée de « juste et raisonnable » par l’entreprise dans un communiqué publié sur la Bourse australienne.
Novomatic, qui détient déjà 58,8 % des parts de la société, a présenté une offre améliorée après que des actionnaires, dont le fils du fondateur d’Ainsworth, ont rejeté une première proposition en la jugeant insuffisante. Cette nouvelle offre propose un montant d’un million de dollars australiens par action, valorisant ainsi la totalité de l’entreprise à 158,6 millions de dollars australiens, soit environ 104 millions de dollars américains. Novomatic a précisé que cette offre est définitive.
Selon Ainsworth, cette proposition est équitable et raisonnable. L’entreprise a donc recommandé à ses actionnaires, à l’exception de Novomatic, d’accepter cette offre, sous réserve que l’expert indépendant confirme toujours que l’offre est équitable ou, même si elle ne l’est pas, qu’elle reste raisonnable pour les actionnaires d’Ainsworth. Dans le même temps, ATG a conseillé aux actionnaires hésitants ou opposés à l’offre de ne prendre aucune décision sans un avis indépendant. Un membre du comité indépendant d’Ainsworth a souligné que chaque actionnaire devrait considérer l’offre en fonction de son propre profil de risque, de sa stratégie d’investissement et de sa situation fiscale.
Le contexte de cette opération s’inscrit dans un secteur des jeux en pleine mutation, où les entreprises cherchent à consolider leurs positions sur un marché globalisé et hautement compétitif. Novomatic, acteur majeur du secteur, vise clairement à renforcer son influence en intégrant complètement Ainsworth à ses opérations. Pourtant, ce type de mouvement stratégique n’est pas sans susciter des inquiétudes. Certains observateurs soulignent les risques de monopole et la concentration du marché qui pourraient découler d’une telle acquisition, arguant que cela pourrait limiter l’innovation et nuire à la diversité de l’offre pour les consommateurs.
D’un autre côté, des partisans de l’offre de Novomatic estiment que ce rachat pourrait permettre à Ainsworth de bénéficier de ressources accrues et d’une plus grande synergie opérationnelle, favorisant ainsi son développement international. Ils voient dans cette fusion une opportunité de renforcer la compétitivité d’Ainsworth face à des géants du secteur tels que International Game Technology ou Aristocrat Leisure.
La direction d’Ainsworth espère finaliser l’accord d’ici le 3 novembre 2025. Le communiqué de l’entreprise précise que la déclaration ciblée a été envoyée à Novomatic et enregistrée auprès de la Commission australienne des valeurs mobilières et des investissements le 15 septembre. Les actionnaires d’Ainsworth devraient recevoir cette déclaration le 17 septembre 2025.
La perspective d’un rachat par Novomatic soulève des questions importantes sur l’avenir d’Ainsworth et sur le paysage global de l’industrie des jeux. Alors que l’accord pourrait offrir des bénéfices substantiels aux actionnaires, il faudra également qu’il passe sous le prisme des autorités de régulation qui veilleront à ce qu’une telle concentration ne nuise pas à la concurrence. Cette transaction sera sans aucun doute scrutée de près, tant par les acteurs du marché que par les régulateurs, dans les semaines à venir.

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