Démission au sein du CGA : Pas d’impact sur le déploiement du LOK
Le 15 octobre 2025, l’Autorité des jeux de Curaçao (CGA) a confirmé la démission de l’ensemble de son conseil de surveillance, tout en insistant sur le fait que cela n’aurait aucun impact sur le déploiement de la nouvelle Ordonnance nationale sur les jeux de hasard (LOK). Ces déclarations font suite à des spéculations médiatiques qui laissaient entendre le contraire.
En septembre, le conseil de surveillance du CGA a effectivement déposé sa démission, un événement qui a suscité de vives discussions dans les cercles du jeu et de la régulation. Pourtant, l’autorité a fermement réfuté les affirmations selon lesquelles ces changements freineraient l’implémentation du LOK, un cadre de licence de jeu récemment mis en place qui doit transformer la manière dont les jeux sont régulés à Curaçao. Selon le CGA, « ces modifications structurelles n’affecteront en rien le calendrier d’application du LOK, qui reste intact ».
À la suite de cette démission, la responsabilité de l’autorité de régulation a été transférée au ministre de la Justice, Shalten Hato, une clarification qui est venue contrecarrer certaines informations erronées selon lesquelles le Premier ministre, Gilmar Pisas, aurait pris en charge l’organisme. C’est en fait depuis le 19 août que Hato supervise les activités du CGA, et tous les efforts sont faits pour maintenir la continuité des opérations.
Aideen Shortt, conseillère en marketing et relations publiques pour le CGA, a critiqué les reportages « sensationnalistes et les faux articles de presse » qui ont suggéré que la mise en œuvre du LOK pourrait être compromise. Dans une déclaration, elle a insisté sur le fait que « la démission du conseil de surveillance est une procédure administrative qui fait suite à une transition gouvernementale. La supervision, l’application des règles et les activités de délivrance de licences par le CGA se poursuivent sans interruption. Le déploiement du LOK reste inchangé ».
Le LOK marque un tournant décisif pour l’industrie du jeu à Curaçao. Cette nouvelle réglementation remplace le précédent système de licences maîtresses, obligeant désormais toute entreprise de jeux de hasard opérant depuis Curaçao à détenir une licence émise par le CGA. Les opérateurs offshore non licenciés seront désormais en infraction avec la réglementation et donc soumis à des sanctions. Ce changement vise à renforcer la transparence et à attirer des opérateurs de qualité, améliorant ainsi la réputation de l’île dans l’industrie mondiale du jeu.
Dans le cadre de cette transition, le CGA a déjà entamé la recherche de nouveaux membres pour son conseil de surveillance, ce qui pourrait apporter un nouvel élan et de nouvelles perspectives à l’organisme.
Malgré les inquiétudes soulevées par certains acteurs du marché, qui craignent une potentielle perturbation, d’autres voient cette réorganisation comme une opportunité de renouvellement et de modernisation. Un analyste du secteur soulignait que « ces changements pourraient permettre à Curaçao de se repositionner comme un leader dans la régulation des jeux d’argent, en attirant des opérateurs respectueux des règles et en garantissant une industrie plus sûre et plus transparente ».
Ce vaste chantier de réforme s’inscrit dans un contexte où de nombreux territoires à travers le monde cherchent à réviser leurs législations sur les jeux pour mieux encadrer cette industrie en pleine expansion. Les évolutions technologiques et l’augmentation de l’activité en ligne forcent en effet les régulateurs à s’adapter pour protéger les consommateurs tout en favorisant un marché compétitif.
Cependant, certains critiques restent sceptiques quant à la capacité de Curaçao à mettre en œuvre efficacement ces nouvelles régulations, pointant du doigt des défis logistiques et administratifs. Ils avancent que la réussite de ce projet dépendra largement de la compétence et de l’efficacité des nouveaux membres du conseil de surveillance, ainsi que de la volonté politique de maintenir le cap des réformes.
Quoi qu’il en soit, le CGA semble déterminé à faire de la LOK un modèle de régulation moderne, malgré les turbulences récentes. En réaffirmant l’engagement de l’autorité à poursuivre ses activités sans heurts, le message est clair : Curaçao se prépare à écrire un nouveau chapitre dans l’histoire de son industrie du jeu.

Carole Belfort est une journaliste spécialisée dans l’univers des jeux d’argent, des casinos et des tendances numériques. Passionnée par les dynamiques du marché européen, elle décrypte avec finesse les actualités du secteur, des grandes innovations technologiques aux histoires de joueurs marquants. Son ton à la fois rigoureux et humain apporte une lecture accessible et engagée, appréciée par les amateurs comme les professionnels du jeu.
