Kevin O’Brien, un parieur du Nevada, a vu sa tentative de contester des pertes de jeu échouer après que le régulateur local a rejeté son appel. O’Brien avait affirmé qu’un bug logiciel au sein du Caesars Sportsbook avait placé deux paris irréguliers sans son consentement, entraînant des pertes significatives. Son objectif était d’obtenir une compensation de l’opérateur William Hill en saisissant le Nevada Gaming Control Board (NGCB).
Cependant, malgré ses affirmations, O’Brien a peiné à convaincre le régulateur avec des preuves concrètes. Le NGCB a reconnu que les deux mises contestées ne correspondaient pas aux habitudes de pari d’O’Brien. En effet, son habitude était de parier environ 45 dollars, tandis que l’un des paris incriminés s’élevait à un ambitieux 999 dollars avec un pari combiné de cinq sélections, promettant un gain potentiel de 9 275 dollars. Le second pari était de 9 dollars avec trois sélections, qui aurait rapporté 56 dollars.
Un élément qui a joué en défaveur d’O’Brien est le fait que son téléphone était déverrouillé via la reconnaissance faciale, ce qui rendait improbable qu’une autre personne ait placé les paris suspects. Malgré tout, O’Brien a reconnu qu’il manquait de preuves tangibles pour soutenir ses dires. Les données de localisation ont confirmé que le dispositif n’avait pas quitté ses environs, réduisant la possibilité d’une altération externe.
Du côté de Caesars Digital, un responsable a indiqué que la société n’avait détecté aucune anomalie sur le compte d’O’Brien et n’avait pris connaissance de son problème qu’après la fin des événements liés aux paris. Selon le représentant, O’Brien aurait eu près de quatre heures pour signaler le problème. Ils ont également noté que, si le problème avait été signalé à temps, les paris auraient probablement été annulés et les fonds restitués.
La conclusion du NGCB a été sans appel : O’Brien était pleinement responsable de ses pertes, car il n’avait pas tenté de résoudre le problème avant la fin des événements concernés. Le régulateur en a profité pour rappeler aux autres parieurs que contester des paris après leur défaite n’aboutirait pas. Toute réclamation doit être faite avant que le jeu ne soit terminé.
Ce n’est pas la première fois que William Hill se retrouve au cœur de telles controverses. En mars, un dysfonctionnement de la fonction Jackpot Drop avait conduit de nombreux joueurs à recevoir d’importants gains, certains s’élevant à plusieurs centaines de milliers de dollars. Nombre d’entre eux ont même réussi à retirer leurs gains. L’opérateur a proposé de rembourser 11 % aux clients qui retournent les fonds, bien que quelques-uns aient refusé et menacent désormais de prendre des mesures légales.
Pour O’Brien, la décision du NGCB n’a pas été une surprise. Statuer en faveur du client après la conclusion de l’événement aurait pu créer un précédent dangereux, submergeant potentiellement le régulateur de litiges de la part de parieurs mécontents. Toutefois, ces incidents ont mis en évidence les imperfections des logiciels de jeu et soulignent l’importance pour les joueurs de faire preuve de bon sens face à toute irrégularité.

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